Attraits culturels et touristiques

 

Circuit pédestre

Le comité de  Culture, Patrimoine et Tourisme vous a concocté un joli livret vous proposant un circuit pédestre d’établissements et d’habitations à caractère historique.

Ce livret est disponible à la mairie.

 


Route des clochers

Afin de faire connaître les richesses patrimoniales de la MRC de Bécancour, huit églises faisant partie de la route des Clochers profitent de l’été pour accueillir les visiteurs à la découverte de l’art sacré.

Chacune des églises possède ses particularités et son art. À vous de les découvrir en compagnie des guides qui ne demandent qu’à partager leurs connaissances :

  • Église de Précieux-Sang;
  • Église de Sainte-Angèle-de-Laval;
  • Église de Gentilly;
  • Église de Saint-Pierre-les-Becquets;
  • Église de Fortierville;
  • Église de Sainte-Sophie-de-Lévrard;
  • Église de Saint-Sylvère;
  • Église de Saint-Grégoire.

 

Les huit églises qui offrent des visites touristiques et qui composent La Route des Clochers se retrouvent notamment sur une carte guide que les visiteurs peuvent se procurer au Bureau d’information touristique situé à Saint-Grégoire au 1-888-233-4676 ou encore sur le web à www.tourismebecancour.com.

 

Fabiola Aubry

Coordonnatrice au développement touristique

Bureau d’information touristique

 


 

L’ÉGLISE ST-PIERRE-APÔTRE

 

Quai de Saint-Pierre

Le quai, constituant un accès au fleuve, fait partie de l’histoire de Saint-Pierre-les-Becquets. Afin de préserver cet héritage, la municipalité l’a acquis en 1997 de Transports Canada. Le quai a été aménagé en vue d’en faire un parc fluvial d’où on peut admirer ce majestueux cours d’eau et y pratiquer les sports nautiques. Autrefois à vocation économique, le quai devient aujourd’hui un attrait récréotouristique dont la municipalité est très fière. Cela rappelle les liens étroits entre le fleuve Saint-Laurent et les résidents de Saint-Pierre-les-Becquets.

L’aménagement de ce parc fluvial a été réalisé grâce aux investissements de Transports Canada, du Programme de  Mise en Valeur  de l’Environnement d’Hydro-Québec et de la Municipalité de Saint-Pierre-les-Becquets. Vous y trouverez les commodités vous permettant de casser la croûte confortablement, une rampe de mise à l’eau pour petite embarcation et des installations sanitaires du 1er  mai au 1er novembre.

Un brin d’histoire sur le quai de Saint-Pierre-les-Becquets

Saint-Pierre-les-Becquets, surplombant le fleuve Saint-Laurent, puise son histoire jusqu’au 17e siècle.  La seigneurie fut concédée en 1672, mais ne commença à se peupler que vingt-cinq ans plus tard par des habitants venus de la rive nord du fleuve, d’où la relation soutenue entre les deux rives.

En l’absence d’infrastructure (un quai), on peut supposer que pendant tout le 18e  siècle, les embarquements et débarquements se faisaient aux endroits les plus accessibles, généralement aux embouchures des rivières et ruisseaux qui, rappelons-le, sont encaissés et permettaient l’accès aux hauteurs qui dépassent à plusieurs endroits les 30 mètres.

Au début des années 1800, un procès-verbal rédigé par John Antrobus, alors Grand Voyer du district des Trois-Rivières, fixe et établit un chemin qui descend à la rive en passant  sur les terres du capitaine de milice Pierre Roberge.  À partir de ce moment, un lieu spécifique d’accostage est établi et au fil des ans, un quai véritable est mis en place et permet alors des échanges plus réguliers entre les deux rives du fleuve et les grands centres tels Trois-Rivières et Québec.

Rappelons qu’au début du 19e siècle, le commerce du bois y est très important et que les environs de Saint-Pierre possèdent une grande quantité de pins rouges, propre à la construction navale.  Ce bois, selon toute vraisemblance, était acheminé par voie d’eau à Québec ou embarqué sur les grands voiliers à destination de l’Angleterre et / ou des colonies de l’Empire britannique.

Les échanges entre les deux rives par voie fluviale, bien que continuels, ne sont pas vraiment organisés. Ce n’est qu’à partir de 1839, qu’un traversier, propriété de Francis Mailly, assure des échanges réguliers entre Saint-Pierre et Batiscan. Un « chemin de glace » balisé  à partir du quai, prend la relève pendant la période hivernale.

En 1875, le conseil municipal de Saint-Pierre-les-Becquets adopte un règlement qui émet des permis pour la traverse entre Saint-Pierre et Batiscan. Des balises sont installées entre la côte publique du village et la rive de Batiscan. À partir de 1898, des travaux d’amélioration sont réalisés au quai, puis, en 1928, un chenal de 6 pieds de profondeur par 60 pieds de largeur est creusé du quai jusqu’en eau profonde, permettant d’assurer le service entre les deux rives, même pendant les périodes de marées basses.

Après la 2e guerre mondiale, les voies de communication s’améliorant, le transport fluvial entre les deux rives et les grands centres, lui, décline. Le traversier assure le transport de la poste et celui des piétons.

En septembre 1946, le traversier cesse le service du courrier, lequel se fera dorénavant par camion. À l’automne de 1950, avec la prise des glaces, le traversier cesse également le transport de piétons. Les Autobus Deshaies assurent la relève jusqu’à la traverse de Sainte-Angèle-de-Laval. Ainsi s’achève une période historique dont les événements sont encore vivants dans la mémoire des gens de Saint-Pierre-les-Becquets.
Agroalimentaire

La Tomaterie de Saint-Pierre-les-Becquets

Les jardins Marie-Victorin, Bleuets & Cie

Entre Fleuve et Brebis – Crèmerie et café

La fameuse tomate de Saint-Pierre-les-Becquets est réputée pour son bon goût depuis la nuit des temps. Semblerait-il que la proximité du fleuve Saint-Laurent retarde la venue du gel de façon à créer un micro climat parfait pour la croissance des tomates. Encore faut-il souligner que tous et chacun possèdent leur explication toute aussi plausible qu’intéressante…
Manoir Baby-Méthot de Saint-Pierre-les-Becquets

Le manoir est construit sur un terrain qui fut concédé le 27 octobre 1722 par Louis Lévrard à Joseph Charais demeurant à Ste-Anne de la Pérade (Not. Trottain, 27 octobre 1722). Cette terre mesure alors quatre (4) arpents par 40 de profondeur, au lieu nommé « le Cap Saint-Claude ». Le même jour, Joseph Charais, pour des raisons inconnues, revend sa concession à Jean Prime dit Lavanture, habitant à Batiscan (not.Trottain, oct. 22).

Jean Prime y élit sa résidence et y construit dans les deux (2) années suivantes, une cabane d’écorces (aveu et dénombrement 1724).

Le 23 janvier 1725, il vend sa terre au garçon mineur de François Rivard, sieur Lacoursière, nommé Joseph, demeurant à Batiscan. Une clause engage Joseph Rivard Lacoursière à nourrir, loger et entretenir Jean Prime (not. Daniel Normandin, 23 janvier 1725). Établira-t-il sa résidence à Saint-Pierre-les-Becquets ? Il est toujours propriétaire de cette terre en 1745 (registre des Grands Voyers : 10-14 octobre 1745).

Après 1745, Joseph Rivard donne ou vend sa terre et l’on sait qu’entre 1745 et 1760, François Mailhot en est le propriétaire. La veuve de ce dernier, Marie Charlotte Gouin, cède la terre à son fils Joseph. Entre 1730 et 1762, Joseph et son épouse Geneviève Brisson sont présent à Saint-Pierre-les-Becquets (recensement du gouvernement des Trois-Rivières. A. Roy 1747 :33).
Au début de 1764, le couple Mailhot vend la terre à Pierre Roberge et Brigitte Auger, son épouse (not. Nicolas Duclos, 8 janvier 1764).

Depuis la cabane d’écorces de 1724, on sait qu’en 1764, il y a une maison, une grange, une étable et autres bâtiments de nature non précisée. L’épouse de Pierre Roberge, Brigitte Auger, décède en 1791. Dans l’inventaire de ses biens, aucune description de manoir tel qu’on le connaît aujourd’hui (not. C. Lévrard, 30 mai 1791). Pierre Roberge, personnalité à Saint-Pierre-les-Becquets, avait eu entre autre le titre de capitaine des milices.
Après le décès de sa femme, Pierre Roberge, père, fait une donation entre vifs à son fils Pierre Roberge, avec engagement de le soigner et de l’héberger jusqu’à sa mort (not. Joseph Cadet, 9 août 1798). Il se réserve la grande chambre de la maison. Pierre fils et son épouse Marie Herbec habitent le reste de la maison. Aucune autre information n’est disponible.

Pierre Roberge fils vend sa terre à François Baby (Not. Augustin Trudel, 7 avril 1817); aucune maison ne fait partie de la transaction. La maison de pierre de Pierre Roberge fils est plutôt vendue avec un terrain à Jacques Raymond Baby. Pierre Roberge se réserve la moitié du Sud-Ouest de la maison jusqu’en juillet (not. Augustin Trudel, 8 avril 1817). Le 7 avril 1817, François Baby, fils de l’honorable François Baby et Marie Tarieu de la Naudière, se porte acquéreur de : «une  terre de trois (3) arpents de front ou environ sur 40 arpents de profondeur ou environ et située en la dite paroisse de Saint-Pierre-les-Becquets, prenant en front par devant au fleuve St-Laurent et par derrière se terminant aux traits quarrés qui terminent la profondeur des terres au premier rang. Joignant d’un côté au Sud-Ouest à la terre de l’église ou fabrique de Saint-Pierre-les-Becquets et l’autre côté au Nord-Est à Joseph Dionne. Ensemble la grange et l’étable dessus construits, circonstances et dépendances» (Not. Augustin Trudel, 7 avril 1817).
Donc, la maison actuelle en pierres de trois (3) étages est postérieure à 1817 parce qu’aucune maison n’est érigée sur la terre acquises par François Baby.

François Baby, âgé d’environ 20 ans, demeure à Québec. En décembre 1815, lui et son frère Jacques Raymond signent une quarantaine de contrats de coupe de bois de chauffage avec les cultivateurs de Saint-Pierre-les-Becquets (Crochetière 1986 :70). Outre la terre de Saint-Pierre-les-Becquets, il achète le fief Bruyère à Bécancour et les deux tiers de la seigneurie de Nicolet. Suite à une situation financière difficile, il est saisi de ses biens en 1822. Pour la première fois, dans un avis publié dans la Gazette de Québec, on mentionne une maison en pierre de trois (3) étages. Sur le même terrain, il y a aussi une grange, une étable, un hangar et autres dépendances (gazette de Québec, 7 avril 1822). Donc entre 1817 et 1822 fut construit l’actuel Manoir Baby-Méthot, par François Baby fils.
Suite à la saisie, la terre et la maison sont cédées à un pâtissier de Québec, Baptiste Martinuccio (not. Jean Bélanger, 26 avril 1822). Marie Anna Tarieu de la Naudière, la mère de François Baby et co-seigneur, intervient : « […] quelques jours après la vente de la terre de son fils, madame Baby entreprend des démarches pour obtenir l’annulation de la vente, par un retrait seigneurial. Ce droit seigneurial permet de récupérer un lot vendu, moyennant la remise du prix de vente. Comme la seigneurie est partagée en plusieurs propriétaires, madame Baby demande une procuration à chacun d’eux. […] Le 3 mai 1822, Martinuccio, débouté par un jugement de la Cour du Banc du Roi de Trois-Rivières autorisant le retrait, cède la terre à madame Baby moyennant compensation» (Crochetière 1985 :75).
Le même jour, Marie Anne Tarieu de la Naudière, veuve de l’Honorable François Baby, accorde un bail à terme la terre de Saint-Pierre-les-Becquets ainsi que la maison de pierre de trois (3) étages à son fils François. Le principal co-seigneur est Antoine Ovide de la Naudière (Crochetière 1986 :75). Bien que le manoir soit occupé par François Baby fils, il demeure la propriété de sa mère. En 1829, dans son testament, on peut lire :
[…] la dite Dame testaire donne et lègue à son fils François Baby, écuier de la paroisse de Saint-Pierre-les-Becquets, à titre d’alimens, la jouissance sa vie durant de sa grande terre située en la dite paroisse de Saint-Pierre-les-Becquets, au premier rang des concessions de la paroisse, consistant en une terre sise et située en la dite paroisse et seigneurie de Saint-Pierre-les-Becquets, contenant trois (3) arpents ou environ de front sur 40 arpents de profondeur, bornée par devant au fleuve St-Laurent, et par derrière, au bout de la dite profondeur, joignant du côté Nord-Est partie à Joseph Dionne et partie à Jacques Baby, écuier et encore en partie aux représentants de feu Augustin Dubuc et du côté Sud-Est, une terre appartenant à la fabrique de la paroisse de Saint-Pierre-les-Becquets, avec maison en pierre de trois (3) étages, grange, étable, hangar et autres circonstances et dépendances, […]de laquelle terre est à distraire un certain lopin de terre appartenant et en la possession de Joseph Chaillé ou ses représentants, lequel est enclavé dans la dite terre et contient 85 pieds de front sur 80 pieds dans la ligne Nord-Est et 60 pieds dans la ligne Sud-Est de profondeur avec la bâtiment (not. Louis Panet, 11 mai 1829).
François Baby habite-t-il le manoir? En 1825, il est inscrit au recensement de Saint-Pierre-les-Becquets. Et en 1830, lorsqu’il procède à l’acte de foi et hommage aux noms des seigneurs de la seigneurie, il est capitaine de milice de Saint-Pierre-les-Becquets. Au printemps 1830, François Baby quitte Saint-Pierre-les-Becquets pour s’établir dans le canton de Sherrington où sa mère lui donne la charge de l’administration de ses terres (Crochetière 1986 :78). Jusqu’en 1837, ses activités l’amène à vivre principalement dans la région de Montréal. De 1837 à 1844, il est en exil à Albany aux États-Unis avec sa femme Marie Clothilde Pinsonneault et ses deux enfants, Michel Guillaume et Marie Clothilde Alice.
Madame Baby aurait mis sur pied une ferme sur la terre de Saint-Pierre-les-Becquets durant les années d’exil de son fils (Crochetière 1986 :89). De retour d’exil, François Baby reprend le commerce du bois et se lance dans le domaine maritime. Il habite de façon sporadique à Saint-Pierre-les-Becquets. Sa résidence officielle est dans la paroisse Notre-Dame de Québec, rue St-Louis.
Quant à la ferme du manoir, elle est tenue par un métayer, Charles Martel, en vertu d’un bail à ferme (Crochetière 1986 :89). En 1851, on produit : 400 minots de blé, 800 d’avoine, 3000 bottes de foins, sans compter 9 chevaux, 22 moutons, 17 vaches qui produisent 2000 livres de beurre (Crochetière 1986 :90).

En 1844, sur la terre du manoir, outre la maison de pierre de trois (3) étages, il y a un atelier, remise, laiterie, porcherie, maison de ferme et de l’autre côté du chemin public, une petite maison, une grange-étable de 100 pieds par 30 pieds et une étable de 30 pieds par 40 pieds. Dix ans plus tard, François Baby achète une police d’assurances pour ses biens à Saint-Pierre-les-Becquets; police d’assurance Équitable de Londres no : 6397- 28 décembre 1853 (ANQ, Fonds famille Baby P0336-4 /3 A 00-140 3 A, archives nationales du Québec).
François Baby décède le 6 août 1864. Le 28 novembre 1864, Michel Guillaume (William) Baby et Marie Clothilde Alice Baby, héritiers de leur grand-mère, cèdent la terre, le manoir et autres bâtisses à François Xavier Alfred Ovide Méthot, cultivateur à Saint-Pierre-les-Becquets (not. Joseph Petitclerc, 28 novembre  1864).
François Xavier Alfred Ovide Méthot épouse Marie Clara Méthot, fille du notaire Antoine Prosper Méthot; ce dernier est un homme politique de Saint-Pierre-les-Becquets. Entre 1844 et 1847, il est député à la Chambre de l’Assemblée. Quant à François Xavier, il sera maire de la municipalité de paroisse de 1868 à 1872. Puis, il sera élu à l’assemblée législative du Québec en 1871. De 1877 à 1884, il sera député du comté de Nicolet au parlement fédéral. Les 24 années suivantes, jusqu’à son décès en 1908, il sera conseiller législatif. En 1883, décède son épouse Marie Clara Méthot. En 1884, il épouse en secondes  noces  Marie Clara Louise Ernestine Paradis. Aucune descendance. A son décès en 1908, Marie Clara Paradis est légataire universelle.
François Xavier était le frère de Vital Méthot qui, en 1865, acquiert la maison seigneuriale de St-Anne de la Pérade. Pour distinguer les deux manoirs, François Xavier change le nom du manoir de la Pérade, que lui avait attribué François Baby fils, pour  Manoir les Becquets. L’Honorable F.X.O. Méthot cède à titre de bail à rente foncière et annuelle des emplacements sur la portion de terre appelée « Domaine les Becquets ».
Entre 1902 et 1906, menuisiers, bouchers, cordonniers et cultivateurs se portent acquéreurs de terrains situés au cœur du village. Également, une importante superficie de terrain est cédée aux Sœurs de l’Assomption de Nicolet qui y érigent un couvent. Marie Clara Louise Ernestine Paradis conservera la propriété du manoir 28 ans après le décès de son époux et y demeurera sa vie durant.
Le 26 novembre 1936, madame Paradis-Méthot cède par donation entre vifs l’immeuble, meubles à Joseph Olivier Archambault, agriculteur, résident au village, à condition que le donataire s’oblige à garder chez lui la donatrice (not. Charles Edouard Villeneuve, bureau d’enregistrement Bécancourt acte no : 60478). M. J. Olivier Archambault prend la dame Paradis chez lui et dispose du Manoir qui aurait servi durant deux ou trois saisons d’auberge « Manoir sous les érables ». Devant le peu de succès, M. Archambault vend, le 19 octobre 1939, le manoir et la terre à James Stuart Douglas de Montréal qui en fait une résidence d’été. (Bécancour acte : 62226).
En 1949, Sylvio Pépin, entrepreneur, achète le manoir (Bécancour acte no : 68692). La famille y réside à l’année et aménage, dans l’ajout sud-ouest, un bureau de poste. Le 2 février 1960, M. Robert  Poitras  de Laval des Rapides s’en porte acquéreur (Bécancour acte : 75945)
Référence : Manoir Baby Méthot- Rapport d’études

Le groupe référence Inc. juil.-06 1987
La Société d’histoire et de généalogie Lévrard-Becquet